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 There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral

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Nemesis Orland
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MessageSujet: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Ven 3 Juil - 17:16

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Nemesis ne savait plus où il en était. Il ne s'était jamais senti aussi désemparé, impuissant, inutile face aux événements qui se déroulaient, le frappant, lui, avec un impact féroce et sans pitié. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, qui avait relâché sa vigilance et s'était laissé prendre au piège en voulant arrêter les choses, l'en dissuader. Il serra les dents, menaçant presque de se mordre les lèvres jusqu'au sang s'ils les avaient plissées. Il ne comprenait pas, n'arrivait pas à réaliser ce qu'il était en train de se produire. Et pourtant, c'était bien arrivé, à cause de lui, à cause de sa stupidité. Il était la raison de ce qu'il se passait en ce moment-même, et ne méritait que d'en souffrir davantage encore. Mais n'était-ce pas déjà suffisant que de lui avoir imposé la vision de son corps à elle, inerte, à bout de forces, aux portes de la guilde ? La plupart s'étaient retourné sur lui à cette vue, observant sa réaction, probablement conscients que le plus affecté devait être lui, bien qu'il n'était pas le seul à l'apprécier. Shiro avait eu les larmes aux yeux, mais lui était resté de marbre, comme toujours. Toutefois, l'expression sombre qu'il avait arborée malgré son air blasé était bien visible, et tout le monde comprit qu'il ne valait mieux pas exprimer la moindre parole déplacée en face de l'Orland. Plus tard, elle avait été placée dans sa chambre, reposant dans son lit, entourée du matériel médicale nécessaire et perfusée. Sting avait fait appel à un médecin réputé de la cité pour s'occuper d'elle, il n'y avait donc pas à s'en faire. C'était bien plus accommodant qu'un hôpital, et cela éviterait qu'elle ne leur en veuille à se retrouver dans un endroit entièrement blanc qui puait les médicaments et les maladies.

Lui, il avait été laissé seul, avec elle, et s'était assis à ses côtés, sur une chaise, afin de ne pas la déranger et de ne pas perturber le cours de son rétablissement. Elle était dans un sale état. Elle mettrait probablement un long moment avant de se rétablir. Le brun se pencha sur son corps inerte, observant son visage qui semblait paisible et dont le sommeil paraissait imperturbable. Son expression appaisée embaumait le coeur de l'Orland, alors qu'elle respirait régulièrement. C'était là les effets du coma sur une personne. Mais il se sentait incroyablement impuissant, et le faciès serein de son mentor lui martelait l'esprit avec puissance, comme pour lui faire comprendre que c'était de sa faute, et qu'il méritait ce qu'il arrivait. Il glissa doucement sa main sur son bras fin, dont la veine était traversée d'une aiguille et reliée à une perfusion à ses côtés, dans laquelle des produits chimiques étaient injectées. Il frissonna à ce contact. C'était impressionnant et déroutant. Jamais il ne l'avait vue dans un tel état de faiblesse. Elle était à présent si inoffensive et vulnérable face au monde entier. Le brun se pinça les lèvres. Il avait des regrets.

- Je..., commença-t-il avant de s'arrêter. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il allait parler ? Pour dire quoi ? Est-ce qu'au moins elle pouvait l'entendre ? On dit que les personnes dans le coma étaient capables d'entendre tout ce qu'il se passait autour d'eux, mais Nemesis n'y croyait pas vraiment. Et pourtant, il avait ce besoin de lui parler. De lui dire tellement de choses qui lui passaient par l'esprit.

- Tu n'es qu'une idiote Mare. À vouloir toujours tout faire par toi-même, tu te mets dans des situations pas possibles. Tu crois que c'est utile si tu finis par mourir ? dit-il sur un ton plein de reproches. Il savait qu'il avait raison, qu'elle n'était qu'une imbécile irréfléchie qui voulait toujours tout régler par soi-même sans l'aide de personne, préférant être la seule à se mettre en danger. Or, l'intérêt d'une guilde n'était-il pas de compter les uns sur les autres et de s'entraider ? Et elle, elle n'avait absolument pas respecté ça. Voilà que maintenant, elle en payait le prix. Nemesis se mit à soupirer, avant de poser sa tête sur le bord du lit. Il resta ainsi pendant une heure entière, pensif et n'ayant pas bien percuté ce qui se passait vraiment. Il n'aurait qu'à revenir plus tard.

Fin de la première journée.

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Mare S. Ephemeral
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Ven 3 Juil - 18:14

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« Où suis-je… ? Encore un nouveau monde… ? Tch, les mondes sont vraiment des bakabaka… »

Elle se leva, lentement. Elle ne se souvenait plus de rien, son esprit semblait voilé par l’inconnu. Elle se rappelait avoir battu une mage très puissante, ressuscité par la même magie qu’elle…puis être retournée à Sabertooth. Que les gens avaient peur, apparemment…pour elle ? Tout cela tournait dans son esprit, elle n’y comprenait rien. Autour d’elle, rien. Le néant…en quelque sorte. Ou…peut-être pas. Le vide ne laisserait passer aucune couleur, aucune lumière. Mais actuellement, elle se trouvait dans un endroit si étrange… Une sorte d’immense salle blanche paraissant s’étendre à l’infini. Une magie spatiale ? Une illusion ? Encore un tour de cette fichue mage ? Ce n’était pas plus mal, d’un côté. La lumière l’éblouissait un peu, mais rien de bien dérangeant. Mis à part qu’elle se trouvait seule dans une pièce pareille. Personne, pas même une ombre, pas même son ombre, pas même un murmure, sa voix elle-même se contentait de résonner dans son esprit. Rien de plus que ce gigantesque vide blanc…et elle. La shinigami tremblait. Que lui était-il arrivé ? Avait-elle finalement rencontré son trépas après si peu d’années ? L’effroi agrippait lentement, douloureusement son cœur, et la blanche poussa un cri de désespoir, qui résonna, comme tout ce qui sortait de sa bouche, dans sa tête. Elle tenta de se déplacer. Un pied devant l’autre. Enfin, un son qui ne lui vrillait pas le crâne. Elle s’approcha lentement d’une lumière, plus fort que les autres, en observant lentement cet endroit.

« Je…je n’ai jamais entendu parler de quelque chose de semblable… Qu’a-t-il bien pu se passer ? Je…je suis…non, ce n’est pas possible ! Je n’ai pas autant épuisé mon pouvoir ! Ne me dîtes pas que je suis morte ! »

Le froid l’envahissait, semblant répondre aux paroles de la tigresse. Ce froid qui ne la fit pas frissonner, mais la mordit comme une bête affamée, désirant dévorer petit à petit sa délicieuse chair. Un froid terrifiant, que personne ne croise plus d’une fois dans sa vie. Car il s’agissait là de la douce caresse glacée de la mort. Mais comment ? La jeune fille ne savait pas comment réagir, ni comment sortir d’ici. Elle se laissait doucement bercer par les bras gelés de la Faucheuse, abandonnant face à son funeste destin, résolue à traverser la fine barrière qui la séparait encore du sommeil éternel.  Mais alors, tout à coup, une voix familière l’appela et  effaça son désespoir, tout en éloignant lentement le froid mordant du trépas. Cette voix, elle la reconnut aussitôt. Aucune voix ne pourrait ressembler à celle-ci : il s’agissait de Nemesis, son élève. Folle de joie, elle bondit sur ses pieds et chercha à savoir d’où provenait-elle. Elle devait être bien loin de l’Orland à présent, car elle l’avait à peine entendu, comme des paroles portées par le vent. Mais cela suffisait à la motiver de nouveau. Elle plaça ses mains en porte-voix pour appeler le tigre, après tout, peut-être parviendrait-elle à être entendue de lui ?

« Nemesis ! Tu m’entends ?! Je ne sais pas où je suis, mais viens me chercher ! Vite ! »

Mais elle dut se soumettre à la vérité. Sa voix ne faisait que raisonner dans sa tête, aussi triste que cela puisse paraître. Elle ne le reverrait peut-être jamais, et passerait l’éternité seule, puisqu’elle ne pourra pas mourir de vieillesse. Pensant cela, elle se recroquevilla sur elle-même, tandis que le froid l’approchait de nouveau et l’enveloppait de sa douloureuse étreinte, tandis que dans la réalité, une larme roula sur sa joue.
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Nemesis Orland
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Ven 3 Juil - 21:21

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Ce matin, il s'était réveillé, après avoir achevé un sommeil sans rêve. Il se prépara, pour ce qui allait être son entraînement quotidien, avant de se rappeler d'un petit détail : aujourd'hui, il ferait ça tout seul. Tch. Même endormie, elle arrivait à l'emmerder en cassant ses habitudes. Il pourrait toutefois solliciter Hakuryuu pour cela, plus tard... probablement. Il ne rechignerait certainement pas à se battre avec son meilleur ami adoré, n'est-ce pas ? Pour l'heure, il n'aurait qu'à se sustenter, avant d'aller la voir. Chose qui ne tarda pas. Vers les coups de midi, il monta à l'étage pour se rendre devant la porte de sa chambre. Nemesis s'apprêta ainsi à toquer, avant de baisser son poignet directement sur celle de la porte. Mais il ne la tourna pas. À la place, il attendit quelques instants, durant lesquels il s'avéra être pensif. Il pensait à ce qu'il devrait faire. Tout ce qui était à sa portée, c'était d'attendre. Attendre quoi ? Qu'elle se réveille ? Et quand est-ce que ce serait ? Demain ? Dans une semaine ? Dans un mois ? Un an ? Impossible de savoir. Et c'était là ce qui frustrait surtout l'Orland. Ne pas savoir. Songer à son réveil ne le ferait que tourner en rond. Il devait penser à autre chose. Après tout sa vie à elle n'était pas en danger, simplement en suspend. Simplement. Il fut coupé dans ses pensées par la porte qui s'ouvrit face à lui.

- Tu attends que les dragons tombent du ciel à rester ainsi comme un bakabaka devant ma porte ?! Va t'entraîner, tu es encore bien trop faible !

- Nemesis ?

La voix de Shiro le coupa net dans ses illusions. Il s'était attendu à ce que soit elle qui ouvre la porte, bien évidemment. Et comme toujours, avec un flot d'insultes et de reproches à l'appui, peut-être en le menaçant de sa faux au passage. Était-ce là le fruit de ce qu'il avait désiré ? Nemesis était décidément bien perdu. Shiro le rappela de nouveau, et le regard las qu'il lui lança répondit pour lui. La Mentem était épuisée, les cernes qui commençaient à se creuser sous ses yeux ne pouvaient pas en démentir. Avait-elle passé la nuit ici ? L'Orland ne savait pas, mais il se doutait bien que sa cadette était très affectée par la situation. Il ne pouvait que comprendre, mais il était malgré tout curieux du lien qu'elles entretenaient. Lui qui croyait que Mare avait toujours détesté Shiro et s'était mise en compétition avec cette dernière. Mais qu'importe, cela ne le concernait pas. Et tant mieux pour la Shinigami si elle possédait une telle amie. Il libéra le passage pour que celle-ci passe, et alors elle lui lança un regard teinté de tristesse, mais n'ajouta pas un mot. Qu'y avait-il à dire ? Ces deux-là étaient pareils, à ne montrer leur affection à Mare que lorsque celle-ci ne la voyait pas, ou très peu. La blanche se sépara de Nemesis, qui entra dans la chambre.

Il jeta un œil à la pièce parfaitement rangée, se rappelant que l'Ephemeral n'aimait pas le désordre ou ce qui n'était pas à sa convenance. Un rictus amusé étira ses lèvres, avant que le brun ne porte son entière attention sur le corps de son mentor, allongé dans son lit et recouvert de draps propres. Il prit la seule place à ses côtés, où sa camarade se trouvait il y a peu avant de la lui céder. D'un geste distrait, et probablement bien trop permissif au goût de la demoiselle qui n'avait cependant pas la capacité de l'en empêcher, il posa sa main sur le ventre de la tigresse. Il soupira, avant de la regarder. Paisible, le souffle régulier. Comme hier. Il songea qu'un jour uniquement avait passé, et serait comme toujours suivit de nombreux autres, toujours plus longs à son goût. Il ouvrit la bouche : c'était le moment où il faisait son monologue.

- Je me demande ce que Shiro t'a dit. Je ne pensais pas que vous étiez si proches, mais j'imagine que c'est une bonne chose, dit-il avec un léger sourire. Rétablis-toi vite, tu n'es pas autorisée à te prélasser autant, petite idiote, dit-il sur un ton froid, mais dont une pointe de tristesse semblait retentir. Pouvait-elle l'entendre, sa voix chargée d'émotions ? Il était ridicule, ça ne faisait qu'à peine deux jours. Il devrait se contenir, si elle l'entendait, il se ferait charrier jusqu'à la fin de ses jours. Mais qu'importe. Rien n'importait, il s'en moquait réellement pour le moment. Il resta une petite heure, à ne rien ajouter.

Fin de la seconde journée. Les jours suivants, Nemesis rendit visite à Mare, ne parlant que bien peu, croisant quelques fois Shiro, s'entraînant avec Hakuryuu, se vidant l'esprit de cette manière. Une routine. Une routine dont l'Orland souhaitait qu'elle cesse. Mais le souhaiter n'était pas suffisant, rien ne l'était de toute manière.

Aujourd'hui, cela faisait une semaine. Il avait repris sa place, et avait posé sa main sur elle, avant de fermer les yeux, posant sa tête près d'elle. Le contact de sa peau sur la sienne lui hérissa les poils. Elle était chaude, mais pas fiévreuse. Il n'y avait pas de complications. Pour l'instant. Il bougea sa main, la déplaçant sur la poitrine de la demoiselle endormie, sans aucune arrière-pensée, puisqu'elle avait pour but d'atteindre son menton, avant de toucher légèrement celui-ci. Il retira alors sa main.

- À quoi tu penses Mare ? dit-il sans attendre de réponse. Il n'en n'aurait de toute façon pas. Je me demande où tu es en ce moment, ajouta-t-il avec un air pensif. Elle était là, devant lui, bien sûr, mais mentalement, elle devait être bien plus loin que personne ne l'avait probablement jamais été. Nemesis se pencha, afin de mieux scruter le visage de la demoiselle.

- T'as intérêt à vite te réveiller, j'ai pas envie de m'entraîner tous les jours avec cet abruti d'Hakuryuu, murmura-t-il. Bien sûr, il aimait beaucoup s'entraîner avec Hakuryuu, qu'il respectait beaucoup pour sa force et son caractère. Ses habitudes n'en n'étaient pas moins bouleversées, et ça lui donnait le sentiment horrible qu'il ne contrôlait absolument rien. Lentement, les choses commençaient doucement à lui échapper, et il abhorrait ce sentiment au plus haut point. Ce n'était que le début, bien évidemment, et il en avait lentement mais sûrement conscience. Il posa sa tête sur le bord du lit, et ne dit plus rien pendant de longues minutes. Qui se transformèrent en une, deux heures probablement. Il ne savait pas, et il s'en moquait.

Les heures avaient beau défiler, dans cette pièce c'était comme si le temps s'était arrêté. Tant qu'elle serait endormie, rien n'avancerait.

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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Ven 3 Juil - 22:01

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Mare avait ressenti une présence extrêmement forte tout à coup. Pas quelqu’un détenant un pouvoir proche des dieux, mais une personne dont la magie imposait suffisamment pour être sentie même à travers une barrière telle que celle de son inconscience. Car la blanche se rendait compte, petit à petit, de sa situation. Elle n’était pas morte, ni même en train de mourir. Elle « dormait ». Ou plutôt, actuellement, elle ne fonctionnait plus. Comme un robot qui aurait épuisé ses batteries. Mais il faudrait bien plus qu’une simple recharge pour la réveiller, car Mare avait sombré dans le coma. Et pourtant, cette présence, elle la ressentait, de la même manière qu’elle avait entendu la voix de Nemesis. Quelqu’un d’aussi imposant par le simple fait d’être dans la pièce, mais pourtant, sentir cette personne a ses côtés la rassurait.

« Shiro…tu es venue toi aussi… ? Tu m’insupportes, bakabaka…tu dois faire ta fière, à prétendre être insensible, froide, forte, c’est ça ?! IMBECILE ! Je sais qu’au fond de toi tu tiens à moi, alors…si tu es triste, si tu veux pleurer…confie-toi à Nemesis…c’est un bakabaka aussi, mais il sera parfaitement capable de comprendre ta douleur…alors arrête de jouer les princesses et lâche-toi… »

Elle espérait que ces mots parviennent à l’intéressée, du fond de son cœur. Elle ne supportait pas l’idée que Nemesis ou Shiro soient tristes de son sort et qu’ils fassent chemin à part alors que l’un comprenait parfaitement les sentiments de l’autre et inversement ; ils devaient être, par ailleurs, les seuls dans ce cas. Mais la Mentem n’était pas la seule pour qui la shinigami s’inquiétait, son élève faisait également partie de ses soucis. Elle voulait trouver un moyen de communiquer, ou au moins de lui redonner de l’espoir pour qu’il soit capable de se réjouir, lui qui devait se morfondre comme un idiot, agissant comme s’il restait insensible face au coma de son maître. Elle entendit sa voix, toujours à peine audible, hélas. Mais cela lui suffit, elle tenait juste à savoir qu’il se trouvait à ses côtés. Elle rassembla toutes ses forces, et se concentra autant qu’elle le pouvait. Elle vida son esprit, et tenta d’extérioriser le plus possible sa voix.

« Nemesis, je vais bien. Si tu m’entends, surtout, ne t’en fais pas pour moi. Je ne sais comment, mais je trouverai un moyen de me réveiller le plus vite possible ! Tu sais…j’ai toujours voulu te dire ça, mais…ah, je ne vais pas réussir à le dire, ça m’énerve ! » se lamenta-t-elle, sa voix raisonnant dans sa tête comme auparavant. « N…Nem…Nemesis, je…je… ! »

« N…Nem… » murmura la blanche, d’une voix à peine audible même pour quelqu’un se tenant à son chevet.

Elle espérait que cette fois, son élève avait pu entendre ce qu’elle disait. Ou au moins une fraction, pour lui offrir une légère touche d’espoir, suffisante pour qu’il déploie tout le courage dont il pouvait faire preuve. Elle se sentait seule, si seule… Chaque seconde qui passait semblait durer une éternité, et l’ennui l’envahissait petit à petit. Mais plus encore que tout cela, Sabertooth…non, Shiro lui manquait, mais plus encore, Nemesis. Elle s’ennuyait, dans cette immense salle blanche, et le simple fait de ressentir la présence de cette « gothique de merde » ou du tigre suffisait à combler, ne serait-ce qu’un peu, la tristesse qui enveloppait son cœur. Mais malheureusement, cela ne durait jamais, car la vérité ne laissait pas un seul instant de répit à la tigresse, et le désespoir lançait de nouveau un assaut dévastateur, durant lequel elle se recroquevillait sur elle-même et fondait en larmes. Cette fois, de nombreuses larmes coulèrent de ses yeux clos. Son élève les remarquerait sûrement, lui qui devait l’observer attentivement, en attente du moindre changement, aussi bien une respiration, qu’un simple tremblement mineur.
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Nemesis Orland
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Sam 4 Juil - 12:30

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Nemesis releva la tête. Il venait d'entendre quelque chose, un balbutiement, un murmure, un quelque chose de peu audible et qui était pourtant parvenu à ses oreilles, lui qui était juste à côté. Ça ne pouvait qu'être Mare. Ainsi, elle avait essayé de parler, et un son avait pu passer la barrière de ses lèvres qui paraissait pourtant infranchissable. Il écarquilla les yeux, comprenant de ce fait qu'elle était en mesure d'entendre ce qu'il disait. Il s'approcha plus près de son visage, beaucoup plus près. Désormais, seuls quelques malheureux centimètres les séparaient, et si quelqu'un avait le bonheur d'ouvrir la porte à cet instant, il pourrait penser que Nemesis essayait de commettre un acte d'abus sexuel ignoble, chose qui serait parfaitement compréhensible. Mais l'heure n'était pas à la plaisanterie, car Mare avait parlé, il en était certain. Elle avait essayé de communiquer avec lui, ce qui prouvait qu'elle n'était pas si loin d'eux que ça. C'était quelque chose de soulageant en soi, mais le brun guettait malgré tout la moindre réaction, attendant de voir si elle pouvait lui offrir plus encore. Et elle le fit. Des gouttes lacrymales glissèrent sur ses joues, provenant directement de ses yeux fermés, avant de descendre sur ses tempes en raison de sa position allongée. Il écarquilla les yeux, se demandant comment cela était possible. Mais c'était bel et bien en train d'arriver. Et Nemesis sentit sa poitrine se compresser dans un étau d'une froideur mortelle face à ce spectacle. Il se saisit d'un mouchoir afin de l'essuyer, jusqu'à ce qu'elle cesse de pleurer, ce qui ne tarda pas vraiment. Il réfléchissait, se remettant au bord du lit et la regardant avec une grande attention. Et finalement, il ouvrit la bouche.

- Ça ne sert à rien de pleurer comme ça Mare. Je te pensais bien plus forte que ça pourtant, à croire que je me suis trompé, souffla-t-il. Mais cela me fait plaisir que tu puisses m'entendre, au moins je ne parle pas tout seul comme un abruti, dit-il dans un faible chuchotement. J'aimerais juste que tu ne réagisses pas comme ça, car tu n'es pas seule Mare, ça ne sert à rien de se morfondre. Il faut juste être patient. Mais tout ça, tu dois déjà le savoir, acheva-t-il en posant ses deux mains sur le bras de la jeune fille, évitant soigneusement de toucher sa perfusion. Il respira fortement, reniflant presque. Le voilà qui devenait sentimental. C'était pathétique. Sa soeur avait décidément bien raison : il ne pouvait pas tomber plus bas que maintenant. Les yeux un peu plus humides qu'à l'habitude, il prononça d'autres mots en chuchotant, voulant éviter de parler d'une voix chevrotante. J'attendrais avec toi, ne t'en fais pas, tout ira bien. Si je mens, je te laisserai me planter ta faux où bon te semble.

Il resta ainsi une heure de plus, avant de se lever et de quitter la pièce sans un mot, le cœur encore battant face aux événements récents. Elle avait réagi, et c'était quelque chose dont il fit immédiatement part à Sting et surtout à Shiro, qui avait été si heureuse qu'elle n'avait pu s'empêcher d'enlacer le brun aux yeux rougeâtres, étreinte qui avait été rendue sans aucune gêne. Nemesis n'était pas gêné par la Mentem. C'était la seule personne qui lui ressemblait autant dans la guilde, autant dans la vie de tous les jours que face aux derniers événements. Ils se croisaient plus souvent, et échangeaient quelques mots, malgré leur nature peu bavarde. Pourtant, ils avaient tellement à dire. C'était idiot qu'ils ne le fassent que dans une telle situation. Ils comprenaient aux pires instants à quel point une personne pouvait être précieuse, et l'Orland se sentait particulièrement idiot. Mais ils avaient partagés de très bons moments avec la Shinigami avant son coma, même s'il ne s'était jamais complètement ouvert à elle. Il songea à ce qu'il ferait lorsqu'elle se réveillerait. Il ne savait pas, il était lui-même totalement perdu face à la myriade de sentiments qui le prenait en cet instant. Il aviserait le moment venu, car il avait foi en le réveil prochain de la blanche. Il ne fallait de toute façon pas en douter, sinon il n'y avait plus d'intérêt à attendre. L'espoir fait vivre, et cette expression ne s'est jamais aussi bien prêté à une situation.

Deux semaines avaient passé depuis la réaction de Mare aux mots que Nemesis avait prononcé. Quelques fois, il arrivait qu'elle prononce des bribes de mots ou que des larmes coulent légèrement de ses yeux, que sa respiration change doucement, mais c'était tout. Tout, oui. Car le brun était en effet déçu. Il aurait tant aimé qu'elle lui réponde quelque chose de compréhensible, et surtout qu'elle se réveille. Il ne pouvait rien faire sans qu'elle ne sorte de son coma, et cela commençait doucement à le ronger. Même Hakuryuu lui avait fait remarquer lors d'un de leur entraînement qu'il était plus morose qu'à l'habituel, alors qu'à l'accoutumée il paraissait sombre. Il y avait de quoi s'affoler si elle changeait son humeur à ce point. Décidément, elle ne cessait de l'étonner. Et ce matin, il ne s'était pas entraîné, il n'en n'avait pas eu l'envie. Il avait la flemme, brisant une habitude qu'il avait prise depuis plusieurs années déjà. L'Orland faisait vraiment n'importe quoi. C'était elle qui le mettait dans cet état ? C'était pitoyable, de se laisser aller ainsi. Certains pouvaient partir en dépression pour ce qui s'apparentait à « l'être aimé », mais lui considérait qu'à partir du moment où il ne voulait pas s'entraîner, c'était assez grave. Cela devait être la seule chose pour laquelle il pouvait se montrer assidu. Et ainsi, il s'était rendu à la chambre de Mare, ne prenant pas la peine de toquer. À sept heures du matin, il y avait peu de chance que quelqu'un soit présent, en dehors de Shiro, qui avait cette fois-ci choisi de dormir. Sage décision. Lui, il ne l'avait pas fait, préférant s'asseoir près de son mentor, l'air débraillé et las, un peu fatigué aussi. Presque comme d'habitude. Il posa sa tête sur ses bras, au bord du lit, et parla.

- Salut, Mare. Ce matin, j'ai eu la flemme de m'entraîner. Si tu étais debout, je sais que tu m'aurais tué. Faut croire que j'en profite pas mal, dit-il sur un ton amusé. Ça fait quoi... Trois semaines ? C'est peut-être peu, mais j'ai l'impression qu'une année est passée. Tu peux te targuer de m'avoir fait perdre la notion du temps, bien joué, continua-t-il d'un ton froid, avant d'en prendre un cette fois-ci plus las, tendre et déconcerté. Je crois que c'est vraiment la déprime ces derniers temps à Saber'. C'est assez con hein ? Et ridicule. Pitoyable, c'est exactement le mot qui me définit bien en ce moment. Tout le monde à la guilde doit le penser, mais je m'en fous. Peut-être même toi, même si tu es dans un état bien plus pitoyable, foutue lolita.

Pour avoir employé cette expression, il se ferait émasculer sauvagement lorsqu'elle se réveillerait, il en était certain. Il soupira, avant de prendre un sourire mélancolique.

- Heureusement que tu ne peux pas me voir, tu te foutrais bien de ma gueule sinon. Même moi je le ferais, souffla-t-il d'un ton faussement désolé. Franchement Mare, tu m'emmerdes à pioncer comme ça. Tu ferais mieux de te réveiller, on a des missions à faire et on doit s'entraîner. Tu ne peux pas continuer à te reposer ainsi sur tes lauriers, toi qui te prétends être Shinigami, dit-il en guise de provocation, mais il n'eut aucune réaction. Pour le moment, il cherchait juste à parler, à exprimer ce qu'il avait à dire, pas à avoir un mouvement de la part de la demoiselle. C'est assez ennuyant en ce moment, mais bon, il faut croire que je me suis trop fait à ta présence.

Il glissa une main sur le ventre de la demoiselle, comme pour se distraire alors qu'il parlait, ouvrant son cœur sans se soucier du reste.

- Finalement, je tiens un peu trop à toi. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même pour ça. Je me rappelle des bons moments qu'on a passés ensemble, surtout dans le temple du désert il y a peu. Même si tu es une emmerdeuse de première, tu as quelque chose de... Vivifiant. Et voilà que je deviens mièvre... Vraiment pitoyable. Enfin, tu m'as toujours rabaissé sans cesse, alors j'imagine que tu ne peux qu'approuver. J'espère que tu vas vite te réveiller, sale flemmarde, parce que là ça commence à me faire chier, un peu. Tch, si tu n'avais pas fait l'idiote aussi... Mais tu n'en n'as toujours fait qu'à ta tête de toute façon, et ça, on ne peut pas te l'enlever, acheva-t-il de dire avant de se relever, pour glisser ses lèvres près du menton de la jeune fille, avant d'atteindre le coin des siennes et d'y apposer doucement un baiser. Un peu plus et il aurait scellé ses lèvres avec les siennes. Ceci ne faisait que lui rappeler le moment où elle avait posé les siennes sur sa joue, dans le temple. Il faudrait qu'il arrête de penser tout le temps à elle. Décidément, elle n'arrêtait pas d'occuper ses pensées. Il sortit de la chambre.

Il venait d'exprimer ses sentiments, comme il ne l'avait jamais fait auparavant, ouvrant grand son coeur sans faire attention. C'était n'importe quoi. Elle le rendait fou. Littéralement.

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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Sam 4 Juil - 14:11

There are many things that I would like to say to you, but I don’t know how
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La notion du temps n’existait plus, à présent, pour la blanche. Quelques heures peut-être ? Ou bien des semaines, des mois, des années ? Quand elle se réveillera, peut-être même que Nemesis ne sera plus depuis des siècles. Mais elle, elle vivra toujours, triste et seule. Cette pensée la rongeait à chaque instant, elle s’imaginait de nouveau errer, ayant pour seule compagne sa solitude. Jamais, au grand jamais, ne voulait-elle revenir de nouveau à cette époque ou, pour elle, une voix n’était que le fruit du ventre entre les arbres, ou de l’écho des montagnes. Tout cela l’effrayait, et dès que cette peur la rattrapait, elle tremblait, pleurait, sanglotait. Elle souhaitait tant que Nemesis se trouve à ses côtés, qu’à présent, chaque fois que sa voix retentissait dans cette immense salle, elle bondissait sur ses pieds, courant à toute allure dans l’espoir d’enfin retourner aux côtés de son élève. Mais jamais ne put-elle y parvenir. Chaque pas qu’elle faisait semblait éloigner de plus en plus l’Orland, tandis que la caresse glacée de la mort se jetait sur elle, telle une prédatrice à l’assaut de sa proie. Et alors, les larmes coulaient de nouveau sur les joues de la jeune fille, tant dans son inconscient que dans la réalité. Elle voulait tant embrasser son élève sur la joue, enlacer la princesse des âmes…mais actuellement, elle ne pouvait rien, à part montrer des signes. Et cela la remplissait d’une amertume certaine envers elle-même.

« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis si faible ? Nemesis doit sûrement penser que je suis nulle, que je ne mérite pas d’être son maître… Pitié, peu importe qui décide de me laisser dans ce maudit coma, mais je veux me réveiller, lui faire comprendre à quel point il est encore trop faible pour se débarrasser de moi, que je le collerai jusqu’à sa mort ! Parce que ce bakabaka n’a pas eu de chance, il est tombé sur le seul maître qui ne peut mourir de vieillesse ! Alors tu peux faire ce que tu veux, toi, là-haut, mais je serai toujours en vie, consciente ou pas ! Même mon inconscience ne me tuera pas, c’est bien clair ?! » vociféra-t-elle.

En réalité, elle voulait principalement avouer ce qu’elle ressentait à Nemesis. Cette situation lui faisait comprendre qu’un rien pouvait les séparer, et qu’à force de restreindre ses sentiments, elle ne pourra jamais lui en faire part. La blanche pleurait, hurlait, mais rien n’agissait. Bien au contraire, tout cela retentissait à l’intérieur de son esprit, créant une douleur lancinante à l’intérieur de sa tête. Nemesis lui manquait tellement, son attitude insensible, son regard un peu blasé, tout cela le rendait unique à ses yeux, car même s’il ne l’avouait jamais, elle sentait bien que ses sentiments vis-à-vis d’elle dépassaient de loin ceux d’une simple relation maître-élève. Mais jamais n’avait-elle eu cette discussion avec lui, aussi ne pouvait-il pas se douter que la shinigami éprouvait quelque chose de très fort pour lui, que son cœur battait la chamade lorsqu’il se trouvait trop proche d’elle, qu’il la faisait souffrir lorsque son élève approchait d’autres filles…mis à part, peut-être, Shiro. Car elle savait parfaitement que celle-ci ne la trahirait pas.

« Shiro…j’espère que tu prends bien soin de Nemesis, surtout…ne l’écoute pas s’il te dit qu’il va bien… » murmura Mare pour elle-même.

Tout à coup, une chaleur intense envahit son cœur et se propagea dans tout son cœur. Cela ressemblait à ce qu’il se passait lorsque la peau de l’Orland entrait en contact avec la sienne, et elle devait l’avouer, ce n’était pas désagréable, bien au contraire. Ce qu’elle ressentait actuellement faisait partie du meilleur qu’il lui soit jamais arrivé depuis qu’elle était dans le coma. Des rougeurs apparurent sur ses joues, un petit sourire un peu gêné se dessina sur ses fines lèvres. Bien sûr, son élève devait l’avoir remarqué. Il ne perdait sûrement rien des signes que montrait la jeune fille, et se réjouissait peut-être déjà de la voir sourire, elle qui auparavant, lâchait des larmes par torrents. Mais qu’avait-il pu bien faire pour qu’elle ressente tout cela jusque dans son inconscient ? L’avait-il enlacée, peut-être ? Ou même…l’avait-il embrassée ? Elle qui souhaitait tant qu’un jour ce contact ait lieu, voilà que cet évènement se déroulait durant son inconscience. Profitait-il d’elle ? Elle pensait à ce qu’elle fera lorsqu’elle se réveillera. Elle le giflera, sûrement, puis l’obligera à l’embrasser comme il se devait. Même si, après tout, elle ne savait pas s’il l’avait réellement embrassée, ou s’était contenté d’effleurer le coin de ses lèvres. Elle s’en assurerait dès son réveil, bien que le simple fait de demander « Nemesis, est-ce que tu m’as embrassée ? » ferait clairement naître en elle une gêne intense qui la perturbait, tout en brûlant dans son cœur, telle un brasier.

« Tu sais, Nemesis…ça fait longtemps que je voulais te le dire…peut-être que tu me l’as dit toi aussi, mais que je ne l’ai pas entendu…si c’est le cas…répète-le encore et encore, je veux l’entendre…ou même, dis-le quand je serai réveillée… Mais, quoiqu’il en soit ! Je veux te l’avouer, tu as intérêt à l’entendre, d’accord ?! Alors voilà, je…Nemesis, je…je t…je t’ai… Ah, je ne peux pas le dire, ça m’énerve ! Tu as intérêt à avoir compris ce que je voulais dire, espèce de bakabaka ! »

« Nemesis, je…je t…je t’ai… » murmura la tigresse, d’une voix faible, mais cette fois, un peu plus claire comparée à ses premiers mots.
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Sam 4 Juil - 21:44

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Le soir-même, il était revenu dans la chambre de Mare. Et ce fut à ce moment-là qu'il assista à quelque chose d'étrange. Le fait de la voir avec un léger sourire aux lèvres lui donna des impressions d'hallucinations, mais elle semblait bien en avoir un collé au visage, léger. Ce ne serait quand même pas à cause de son baiser ? Mare, en plus de l'entendre, tout du moins il n'en n'était pas bien sûr puisqu'elle ne semblait pas vraiment réagir à ses paroles, elle pouvait le sentir. Un peu, en tout cas. Il se demandait bien comment une personne dans le coma pouvait sentir tout cela. C'était décidément perturbant. Mais ce n'était rien de comparable à ce qu'il put l'entendre murmurer, tout doucement, d'une voix fragile, alors qu'il était tout près d'elle, à attendre qu'elle daigne s'extirper de son sommeil éternel. Elle avait prononcé son nom, avec un début de phrase. Il écarquilla les yeux et ceux-ci s'humidifièrent légèrement. Les battements de son cœur s'accélèrent et son souffle devint court.

- Tu me ? Rah, t'es même pas foutue de finir tes phrases. Voilà que j'attends la suite comme un abruti. Vraiment, Mare..., dit-il en soupirant. Mais il se surprit à étirer ses lèvres en un sourire sincère, avec l'illusion folle que ce fut là le début d'une déclaration passionnel. Mais si elle disait ce qu'il pouvait bien penser dans son sommeil, cela donnerait une allure plus triste que chaleureuse à la scène, car il aurait préféré qu'elle lui parle lorsqu'elle serait éveillée. C'est à cet instant qu'il prit conscience d'une chose : ils avaient tellement à se dire, mais pourquoi avait-il fallu qu'ils le remarquent dans une situation aussi accablante ? Nemesis ferma les yeux. Une, puis deux, puis trois. Seulement. Elles roulèrent sur ses joues, silencieusement, alors qu'il enfouissait sa tête dans ses bras. Pourquoi il réagissait ainsi pour elle ? Pour cette idiote qui n'en n'avait fait qu'à sa tête ? Il s'essuya rapidement le visage de ses mains, avant de se lever. Il n'aurait pas dû revenir. Pas pour devoir faire face à ce genre de choses. Son égoïsme était tel qu'elle le mettait en face de ses propres sentiments, en face d'une réalité qu'il n'avait jamais aperçue jusque-là. Et c'était douloureux. Incroyablement douloureux. Lui, le froid Nemesis Orland, constatait avec horreur qu'il s'était entiché de Mare S. Ephemeral, son mentor.

Fin de la troisième semaine.

Et puis, les jours défilèrent, lentement, mais sûrement. Il passait la voir une fois par jour, à la même heure, vers le soir, où il n'y avait presque personne, et c'était tant mieux. Il lui parlait, un peu, mais n'était pas revenu sur ce qu'il avait pu dire d'aussi important que les derniers jours, heureusement. Il n'avait plus envie d'en parler, ça ne faisait que le blesser. Et comme un abruti, il s'était surpris à... Espérer ? Espérer quelque chose de la part de cette idiote, qui avait pourtant bien eu des gestes affectueux envers lui, quelques rares fois, et il les lui avait rendus, plus inconsciemment qu'autre chose. Désormais, Nemesis se tenait seul face à des sentiments qui avaient été enfouis profondément en lui-même avant de se développer au fil du temps, pour finalement ressurgir dans les pires moments qui soient afin de lui comprimer le coeur et le faire doucement souffrir. Décidément, il était vraiment tombé bien bas. Minerva n'avait jamais eu autant raison qu'à cet instant. Pourquoi fallait-il que ce ne soit que maintenant qu'il s'en rende compte ? Mais heureusement, le temps défilait bien vite, et comme chaque chose a une fin et un but, l'Orland ne tarderait pas à être récompensé de sa patience. C'était en tout cas ce qu'il espérait, au plus profond de lui-même.

Aujourd'hui, il ne savait plus combien de temps cela faisait. Un peu plus d'un mois, probablement ? Qu'importe, il avait perdu la notion du temps à ce niveau, malgré les jours qui défilaient à un rythme relativement lent. Mais au moins, il avait repris ses habitudes, s'entraîner en faisait principalement partie, et comme toujours avec son cher ami Hakuryuu. Et étrangement, il s'était un peu rapproché de Shiro, pas énormément, mais c'était bien quelque chose. Il avait ainsi pu se trouver des points communs avec cette fille, et s'était un peu ouvert. Un peu. Il restait le froid Nemesis de d'habitude et ça, on ne pouvait pas le changer. Et puis quoi encore ?

L'Orland se baladait ainsi dans les couloirs, donnant l'impression qu'il se dirigeait sans but précis, alors qu'en réalité, il allait bien sûr la voir, elle. Comme à l'accoutumée depuis maintenant cinq semaines. Il ouvra la porte face à lui. Son corps, dans son lit, sous des draps récemment changés, le souffle régulier, immobile. Rien n'avait changé en somme. D'un geste mécanique, il prit sa place à ses côtés, et glissa ses bras sur elle, l'un des siens plus précisément. Et à nouveau, un monologue.

- A force de venir ici tous les jours, je ne sais pas quoi te dire Mare. C'est une première, pour un mec comme moi qui parle déjà peu, finit-il dans un soupir las, avant de reprendre, d'un ton triste : Et pourtant, il y a tellement de choses que je voudrais te dire, mais je ne sais pas comment. C'est vraiment con d'attendre un tel moment pour ça, dit-il en croisant les bras pour y poser sa tête. C'est pour ça que tu as intérêt à vite te réveiller, à arrêter de te prélasser comme ça dans ton lit. Ce n'est pas digne de la grande Mare S. Ephemeral, n'est-ce pas ? dit-il dans un piètre ricanement. Il finit par murmurer, tout près de son oreille : je veux que tu sortes de ce coma, vraiment. Et vite. Je sais que c'est égoïste ce que je vais dire, mais... C'est en train de me ronger, bizarrement. Tu ne te rends pas compte du mal que cette situation engendre, alors réveille-toi. Il est temps, ça a assez duré, somma-t-il comme si c'était un ordre, conscient qu'il agissait là par pure égoïsme. Mais il avait cette envie indéfectible de voir le visage de la blanche s'illuminer de nouveau et le gratifier d'une expression, même celle résultant d'une de ses humeurs massacrantes, ou bien encore d'un sourire. C'était là tout ce qu'il souhaitait.

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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Sam 4 Juil - 22:32

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Le froid se rapprochait toujours plus chaque jour. Quoique…pouvait-elle réellement qualifier cela de « jours » ? N’était-ce pas là qu’une simple invention de sa part ? Le temps n’existait déjà pas pour elle, qui ignorait purement et simplement la vieillesse ; mais s’inquiéter du passage de celui-ci la rongeait plus encore que tout ce qu’elle avait déjà bien pu vivre. Mais plus encore, quelque chose la dévorait de l’intérieur, un élément perturbateur dans le récit paisible de sa lente dérive vers la mort. Ce qu’elle craignait,  c’était de le perdre, lui. Son élève, le brun ténébreux typique faisant fureur auprès des filles, mais il avait tout particulièrement dérobé son cœur, à elle, Mare S. Ephemeral, qui prétendait mépriser les humains. Comment pourrait-elle oser encore évoquer cette haine, qui plus est, devant lui, elle qui, à présent, se rendait compte des sentiments plus qu’opposés à ce mépris qui s’écoulaient de son cœur brûlant pour l’Orland ? Pourtant pouvait-elle seulement l’avouer ? Elle qui n’était même pas humaine, pouvait-elle seulement espérer aimer un de ces êtres si faibles que la vieillesse les affectait ? Pouvait-elle seulement espérer goûter à ce fruit défendu, et éprouver un amour interdit malgré la barrière de la race ? Cela lui importait peu à présent. S’il le fallait, alors le monde se plierait. S’il le fallait, alors même face à Dieu, elle vaincrait. S’il le fallait, alors elle se sacrifierait pour lui. Car lui avait le droit de vivre dans ce monde, car il était humain. Mais elle, qu’était-elle ? Une humaine ? Impossible. Une de ces monstres venant des légendes d’un pays lointain, une « youkai » ? Probable. Mais elle se présentait comme shinigami, la shinigami des rêves et des cauchemars, qui fauchait le malheur pour apaiser les cœurs, ou au contraire, punissait leurs affronts en supprimant leur bonheur. Mais quel droit avait-elle sur cela ? Elle agissait ainsi par nature ; à l’instar de l’habituel mythe sur le shinigami emportant les âmes des défunts, la blanche emmenait les rêves et les cauchemars sur son sillage. Mais ce « travail » la fatiguait à force. Elle appréciait tout autant les moments passés avec Nemesis, avec Shiro, avec Sabertooth, car cela effaçait lentement les cicatrices des temps jadis.

« J’aimerais tellement revenir… Je ne sais même pas si ce que je dis atteint l’extérieur, ou si mon corps agit dans la réalité… Nemesis, tu vas bien… ? Tu sais, je ne suis peut-être pas facile à vivre, mais sache que… »

La tigresse se mordit les lèvres. Elle se cachait derrière son inconscience pour avouer ce qu’elle ressentait, mais elle se rendit à l’évidence, si elle ne le disait pas clairement à son réveil, elle s’en voudrait certainement toute sa vie ; qui plus est, elle n’oserait plus le répéter une nouvelle fois, et ainsi, ses sentiments risquaient fortement de meurtrir son cœur déjà fragilisé par les évènements actuels. Et puis, elle voulait goûter à son premier baiser avec le brun, pourquoi n’y aurait-elle pas le droit ? La différence d’âge ? Il passerait certes pour un pédophile, mais elle méritait bien une récompense pour son réveil ! Comme d’habitude, elle se concentra, autant qu’elle le pouvait. Elle essaya de rassembler toutes ses forces, pour montrer un signe, une expression, un mouvement qui permettrait à son élève de la tirer de son sommeil, tel une certaine princesse réveillée par un baiser de son prince. Elle ne perdait pas espoir. Personne ne pouvait la séparer de Nemesis, Dieu lui-même tremblerait devant le pouvoir de la shinigami aux cheveux d’argent et au regard d’or, s’il le fallait ! Lentement, les muscles de son bras se contractèrent. Il se souleva un peu, puis ses doigts effleurèrent son élève, puis il retomba.

« J’espère que ça a provoqué quelque chose… » pensa-t-elle. « Nemesis, espèce de bakabaka, roi du bakabaka, empereur suprême et divin du bakabaka, tu as intérêt à l’avoir senti ! Je ne te le pardonnerai pas, sinon ! »

Elle s’interrompit. Elle voulait faire parvenir un dernier message à Nemesis. Quelque chose qu’elle souhaitait plus que tout au monde actuellement, mais qu’elle pouvait parfaitement demander actuellement. Elle confesserait ses sentiments plus tard, lorsqu’elle reprendra conscience. Elle voulait ressentir encore une fois cette chaleur qui l’avait déjà envahie auparavant.

« Em…embrasse…-moi… » gémit la jeune fille, telle une enfant en plein caprice.
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Mar 7 Juil - 20:17

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Oui. Maintenant, il en était sûr : il hallucinait. Complètement. Si elle avait bougé le bras, ne serait-ce qu'un peu, il était retombé bien vite, chose peu étonnante. Non. Ce qui l'était ce furent les mots qui passèrent la barrière de ses fines lèvres rosées. Il s'était approché, et alors elle lui avait demandé de l'embrasser. Il recula sa tête, regarda aux alentours, avant de s'approcher de nouveau.

- Attends, quoi ?

Il n'en revenait pas. Les yeux écarquillés, il observa les lèvres de la demoiselle endormie pendant un court instant, peu sûr de ce qu'il devait faire. Les teintes rougeâtres sur ses joues exprimèrent son malaise. Il avait dû halluciner, c'était obligé. Mais étrangement, cela embauma son coeur, et alors il décida de s'approcher encore plus près des lèvres de la jeune fille. Devait-il y apposer un baiser ? Non. Il ne voulait pas faire ça, comme ça. C'était ridicule, et peut-être qu'elle délirait, ou alors que c'était lui qui délirait.

- Idiote. Me demander ça dans ton état... J'imagine que ça ne me dérangerait pas, mais tu vas encore me traiter de pédophile.

Il choisit cependant de poser ses lèvres sur sa joue, tout en lui caressant le visage d'un geste doux, avant de se retirer. Nemesis aurait préféré mille fois qu'elle soit éveillée au moment où elle lui aurait demandé ça. Il aurait été damné de refuser la nature réelle de cette demande, si toutefois, il s'agissait bien là de ce qu'il pensait, à la vue de ce regard aux couleurs dorées qu'il aimait tant. Et voilà qu'il était devenu un grand sentimental. Décidément, elle le tournait vraiment en ridicule. Il était réellement temps qu'elle se réveille, car il se sentait avoir atteint une certaine limite. Le brun soupira, avant de lui souhaiter une « Bonne nuit » d'un ton froid, et sortit de la pièce.

Quelques semaines, à nouveau. Peut-être deux, peut-être trois. Il ne savait pas, et n'en n'avait de toute façon pas l'envie. Est-ce qu'elle aussi elle avait perdu la notion du temps, dans l'endroit où elle était ? Il trouvait ça difficile, mais qu'en était-il pour elle ? L'Orland n'avait de cesse de se montrer égoïste depuis qu'elle était endormie. Quel abruti décidément. Tout ça à cause d'elle. Si elle se réveillait, chose dont elle aurait tout à fait intérêt sinon il la forcera sans aucune douceur, elle allait devoir longuement s'excuser pour tout ce qu'elle lui avait fait subir. Certes, il était égoïste, mais ne l'était-elle pas tout autant, voire plus que lui, pour ce qu'elle avait fait ? C'était bien de sa faute s'ils en étaient là maintenant. Mais malgré tout, quelque chose de particulier s'était produit grâce, ou à cause, de cette situation infortunée : Nemesis s'était rendu compte de quelque chose la concernant, qu'il n'avait pas vu jusqu'alors. Et c'est pour ça qu'elle devait absolument se lever de ce lit auquel il faisait à nouveau face en ce soir de pleine lune, tandis que la chambre baignait dans la clarté de celle-ci, à cause des rideaux grands ouverts. La lumière éclairait son visage et il la regardait attentivement, assit à sa place habituelle comme chaque jour depuis maintenant près de deux mois. Probablement.

D'une main lasse, il caressa le menton de la shinigami, pensif. Il avait mis du temps à se rendre compte qu'il ne pouvait pas faire grand chose sans elle, et ça avait quelque chose de frustrant de se savoir aussi dépendant d'une personne. C'était risible, indigne de la famille Orland. Tout à fait le genre de personne qu'il détestait. Le possesseur de Dark Matter soupira d'ennui face à tout ceci. Il s'en moquait complètement d'être ridicule et peu digne de ce sang qu'il considérait comme pourri et impur, qu'il aurait échangé volontiers avec quelqu'un d'autre. Nemesis passa alors une main dans sa chevelure négligée dans le but de la remettre un tant soit peu en ordre, avec tous ces cheveux qui tombaient sur son visage et cachaient un peu ses yeux, malgré que l'on voyait toujours ses pupilles écarlates si particulières. Ça lui donnerait probablement un de ces airs « sexy » que les filles semblaient bien aimer, étrangement. Mais au moins, il avait pris soin, comme toujours, de faire sa longue natte segmentée, autrement il marcherait déjà sur sa chevelure. Il songea à la sienne tout en touchant d'un air intéressé celle de Mare. Ses cheveux à elle étaient doux. Y avait-il déjà eu une fois où ils ne l'avaient pas été ? Il ne s'en rappelait plus. Ça n'avait certes aucune importance mais il en prenait intérêt. Depuis quand se souciait-il de ce genre de détail la concernant ? Il retira sa main, avant de prendre la parole.

- En fait, j'aime bien tes cheveux. C'est un peu con je sais, mais j'ai moi-même le sentiment de l'être ces derniers temps. C'est risible. Enfin, tu dois te sentir gratifiée que je dise ça, vu comme tu apprécies bien souvent de me rabaisser, dit-il d'un ton froid.

Ça ne servait absolument à rien de dire ça, il parlait tout seul. À croire qu'il aimait bien monologuer. Ridicule. Il glissa sa main gauche sur le ventre de la demoiselle à la faux tandis que la droite lui servait de support pour sa tête posée sur le lit. Qu'est-ce qu'elle pouvait être ennuyante à dormir comme ça.

- Il serait temps de te réveiller, tu es lassante Mare. Il ne manquerait plus que je te laisse derrière moi, à faire la feignasse comme ça, dit-il avec un certain amusement. Le pensait-il au moins ? Pas même une fraction de seconde. Et puis quoi encore ? Pourquoi s'embêter à venir la voir tous les jours pour finalement l'abandonner ? Pas question, et puis il n'était pas du genre à faire des efforts pour ne rien avoir en récompense. Et la sienne, il l'attendait. Alors elle avait intérêt à assurer et se réveiller de re chef.

Apparemment, ce fut à ce moment-là que le ciel décida qu'il était temps de cesser de faire languir le piteux petit tigre aux cheveux noirs. Ce dernier posa ses yeux sur le visage de Mare et si les siens étaient précédemment clos, ils s'ouvrirent au bout de quelques secondes, laissant entrevoir au brun à l'aide des rayons de la lune cette couleur dorée si singulière dans ces pupilles qui étaient toujours animées par la colère et qui étaient à présent inexpressives. Il écarquilla les yeux, avant de s'approcher rapidement d'elle et de la tirer par le bras doucement, lui posant la tête contre son torse avant de l'enlacer dans une étreinte qui aurait été puissante s'il n'avait pas fait attention à la fille qu'il tenait dans ses bras. Pendant quelques secondes qui paraissaient durer une éternité, le brun savoura silencieusement la chaleur de la demoiselle. Elle le tuerait très certainement pour ce qu'il allait faire, mais il s'en moquait. Plus rien d'autre n'avait d'importance à présent, il n'y avait qu'elle qui comptait. Sans lui laisser le temps de dire mot, il se dégagea un peu, avant de saisir son menton d'une main et de sceller ses lèvres avec les siennes, l'embrassant dans un geste tendre.

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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Mar 7 Juil - 21:48

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FEAT. NEMESIS
De nouveau, la jeune fille ressentit cette chaleur, qui l’envahissait lentement tandis que son cœur battait si fort qu’elle craignait qu’il bondisse hors de sa poitrine. Elle ressentait cette chaleur qui brûlait à l’intérieur de ses entrailles. Elle ressentait la douceur d’une certaine personne pour laquelle son cœur battait. Elle ressentait la gêne, également. Malgré le plaisir qui dominait son esprit, elle avait peur de tout cela. Enfin, peur d’avouer ses sentiments à l’Orland, pas peur de lui-même. Bien au contraire, l’enfant aurait été ravie de pouvoir à nouveau croiser le regard impassible de Nemesis, même si celui-ci devait ressembler à un enfant actuellement et être aux petits soins pour elle. De tout cœur, elle souhaita revoir cette couleur sombre qui recouvrait sa longue chevelure, cet écarlate qui colorait ses yeux, ses sourires moqueurs…lui, tout simplement.

Elle ne ressentait décidément pas le temps qui passait. Seule la lumière qui semblait s’approcher petit à petit lui indiquait que quelque chose changeait, que le temps passait, en quelque sorte. Mais peut-être n’était-ce là qu’une simple illusion de son esprit attristé, meurtri par le désir de revoir son élève ? Elle n’en savait rien. Mais cette lueur la frôlait pratiquement, à présent, et Mare craignait qu’elle ne soit de mauvaise augure, pourtant, n’était-elle pas son seul salut ? Devait-elle attendre que quelqu’un la débranche pour enfin reposer en paix, au lieu de patienter toujours dans l’attente d’un réveil illusoire ? Elle tendit la main, lentement, doucement, comme une enfant qui souhaiterait caresser un animal. Mais cet animal dégageait là une bien étrange chaleur, et luisait malicieusement, comme s’il désirait la tromper et l’amener vers son trépas. Mais après tout, quelle autre solution avait-elle ? La shinigami posa un doigt sur cette lumière, puis un deuxième. Puis toute sa main. Enfin, elle se leva, et l’enlaça…

Pour se réveiller dans un lit, branchée à peu près partout, un certain tigre à ses côtés semblant relativement à la fois choquée et morose, comme s’il avait porté des mois durant une tristesse incommensurable. Elle, elle ne comprenait absolument rien. Tout dans son esprit paraissait encore si flou, à un tel point qu’elle ne se rendit pas compte par la suite que le brun venait de l’enlacer. Pourtant, elle le sentait. Elle sentait le cœur de son élève qui battait, tandis que la tête de la blanche reposait contre son torse chaud et doux. Elle en avait tant rêvé, de cet instant. Elle avait tant rêvé d’enfin se réveiller, et que l’Orland l’enlace ainsi, comme s’il avait tant craint pour elle que ses sentiments s’étaient embrasés à son réveil. La shinigami ne fut même pas gênée par un tel geste, bien au contraire, elle savourait cette position, comme s’il s’agissait là d’un doux songe, et qu’elle se réveillerait d’une minute à l’autre. Mais, comme pour contredire cette pensée, le brun l’embrassa tendrement. Il devait pourtant se douter que Mare le giflerait, le torturerait jusqu’à ce qu’il oublie cet instant, pourtant, il avait osé agir ainsi. Son maître répondit timidement au baiser. Elle sentit la chaleur de Nemesis, ses sentiments, toute la joie de la revoir tandis qu’il l’embrassait doucement. Elle aurait tant voulu que cet instant dure des années, s’il le fallait, car son bonheur ne s’éteindrait jamais. Des larmes roulèrent lentement sur ses joues. Elle ne pleurait pas de tristesse, non. Elle pleurait car actuellement, elle devait être la shinigami la plus heureuse du monde, même si elle était sûrement la seule de son espèce. Doucement, elle se sépara de son élève, car malgré sa bonne santé, elle parvenait difficilement à respirer pendant un baiser, surtout après avoir été collée ainsi à son torse.

« Eh, dis donc, ne penses-tu pas que tu devrais dire quelque chose… ? Je ne sais pas, moi… « Bon retour », par exemple… » murmura-t-elle, d’une voix à la fois tendre et calme, dont elle avait peu l’habitude, comparée à sa personnalité sulfureuse.

La jeune fille le sentait. Son cœur battait la chamade, il rugissait, bondissait dans sa poitrine, dans l’attente qu’elle se décide enfin à avouer à Nemesis ce qu’elle éprouvait pour lui. Mais pas maintenant. Actuellement, la tigresse désirait simplement profiter du brun, de ce contact avec lui, jusqu’à ce qu’il la rejette et que son cœur soit brisé en mille morceaux, incapable de survivre à un tel supplice. Elle se pencha en avant, maudissant dans sa tête sa petite taille, et déroba un baiser à son élève, rapidement, avant de se détacher de lui, affichant un sourire espiègle, telle une gamine qui venait de réussir une farce dont elle éprouvait une certaine fierté. Puis, lentement cette fois-ci, elle approcha de nouveau ses lèvres de celles de l’Orland, l’embrassa langoureusement, sentant les rougeurs envahir tout son corps qui, à présent, tremblait tant elle était gênée et effrayée que son élève la rejette. Elle parvenait à peine à respirer, pourtant, elle ne souhaitait pas se séparer de Nemesis. Ce baiser durerait jusqu’à leur mort, s’il le fallait ; actuellement, elle se sentait si heureuse que même le temps n’aurait plus le moindre impact sur eux. Ce baiser semblait geler le temps lui-même, car la shinigami ne s’apercevait même plus de ce qu’il se passait à l’extérieur. Peut-être auraient-ils été surpris par un quelconque membre de la guilde, aussi bien Shiro, que Sting, Hakuryuu…pourtant, elle s’en moquait bien. Tout ce qu’elle désirait, c’était de rallonger ce baiser encore et encore, jusqu’à leur dernier souffle. Mais elle se ravisa, et se sépara du brun, tout en reprenant sa respiration, les rougeurs toujours présentes sur ses joues, tranchant totalement avec leur habituelle pâleur. Elle se leva par la suite, boîtant un peu, manquant de chuter, et écouta à la porte afin de s’assurer que personne n’oserait les déranger. Elle se tourna de nouveau vers le tigre, avant de se jeter dessus et de se blottir contre lui comme s’il n’était qu’une vulgaire peluche à câliner. Elle frotta sa tête contre le corps de l’Orland, sa joue caressant ses abdominaux, et se releva de nouveau. Cette fois, le brun devait le sentir, elle comptait avouer quelque chose.

« Tu sais, Nemesis… » commença-t-elle lentement, les rougeurs s’intensifiant de plus en plus sur ses petites joues. « Tu m’as très vite interpelée, la première fois que je t’ai rencontré…je n’aurais…jamais pensé ressentir des cauchemars si forts dans un garçon si jeune… Pourtant, je t’ai pris sous mon aile… J’ai appris à te connaître, et finalement, tu es sorti du nid… A cet instant, quand j’ai dû me séparer de toi, j’ai compris que tu n’étais pas…qu’un simple élève. Tu vois, Nemesis…pendant mon coma, j’ai ressenti chaque instant où tu m’as touchée, et même si je me sentais un peu gênée…une chaleur intense m’envahissait. J’ai beaucoup réfléchi à mes sentiments… Je…je ne sais pas si je vais y arriver, mais c’est quoi avec cette bakabaka de lumière, si je ne me lance pas, je ne m’en tirerai jamais, surtout après avoir autant avancé ! La vérité…c’est que…Nemesis…tu…je…ce que je ressens, ce n’est pas la bienveillance d’un maître envers son élève…enfin, bien sûr, je ressens ça aussi hein ! Mais…pas que…ce n’est pas…non plus de l’amitié…et puis, tu es un bakabaka, mais…j’ai envie que tu sois…mon bakabaka…et ne fais pas ton pédophile aux fantasmes bizarres, tu sais ce que je veux dire ! Je…Nemesis, je t’aime ! »
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Nemesis Orland
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Mer 8 Juil - 23:24

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Elle coupa l'étreinte et par la même occasion le baiser, avant de s'adresser à lui, murmurant qu'il aurait pu tout aussi bien dire « Bon retour » ou quelque chose dans le genre. Nemesis avait frissonné à l'entente de sa voix, qui était bien plus tendre qu'à l'accoutumée, avant de sourire. Et puis elle s'était approchée, avant de poser rapidement ses lèvres sur les siennes, et se recula pour lui offrir un sourire mutin. Il lui jeta un regard quelque peu déçu. La voilà qui était fière d'elle, en plus. Il en aurait presque boudé s'il ne s'agissait pas de lui, l'éternel froid Nemesis, même si on pouvait dire qu'il été loin de se montrer frigide avec elle. Tout ceci relevait désormais de l'histoire ancienne, puisqu'à présent, ils avaient passé un cap important. Mais pouvait-il dire qu'ils étaient désormais un... Couple ? Appellation bien étrange, et qui ne lui convenait décidément pas. Ses pensées furent coupées alors qu'il sentit de nouveau ces lèvres douces se poser sur les siennes. Ce baiser fut langoureux et passionné. Nemesis en perdit presque son souffle tant il lui sembla durer longtemps. Il soupirait légèrement, tandis que ses bras enlaçaient le corps fin de la demoiselle qui faisait danser sa langue avec la sienne.

Le brun n'aurait su dire combien de temps ils restèrent ainsi. Peut-être simplement une poignée de secondes, ou plus encore ? Il s'en moquait complètement. L'essentiel étant que personne ne daigne entrer dans la chambre et interrompre ce moment. Leur moment. Sous peine de passer pour un profanateur et de se prendre la faux d'une certaine shinigami, lui causant un autre orifice dans un endroit peu désiré. C'est alors qu'elle se sépara de lui, notamment pour reprendre son souffle, avant de se lever pour vérifier que personne ne se tenait derrière la porte. Ceci fait, elle se jeta sur Nemesis pour le câliner, frottant sa tête contre son ventre. Puis elle se releva, le regard étrangement brillant. Il la gratifia d'un léger sourire enjoliveur, mais il sentit qu'elle allait lui faire part de quelque chose d'important. Il lui lança un regard intrigué, mais il se doutait déjà de ce qu'elle allait dire. Tout du moins, ne l'attendait-il pas depuis qu'il l'avait embrassé ? Ainsi, il l'écouta patiemment parler, et c'est à la fin de sa tirade qu'une bouffée de joie lui embauma le coeur. Il s'y était attendu malgré tout, sinon pourquoi aurait-elle répondu à son geste impulsif ? Lui préférait agir plutôt que de parler, il avait toujours été plus ou moins comme ça. Bien moins ces derniers temps. Le coma, ça ne lui réussissait décidément pas, vu comme il s'était ouvert plus que jamais à elle. Mais au final, ce fut une bonne chose, vu la tournure que les événements avaient prise il n'en n'était que plus heureux. C'avait été un mal pour un bien. Un grand mal certes, mais il n'allait pas cracher dessus.

- Je sais. Je t'aime aussi Mare, souffla-t-il simplement, peu doué pour les grands discours, et peut-être aussi peu attiré par cette idée.

Qu'avait-il de plus à dire ? Tout semblait désormais clair entre eux, et c'était là tout ce dont il suffisait. Après deux mois qui lui avaient paru durer bien plus, il n'avait attendu que ça. Il l'enlaça, posant son menton sur la tête de la demoiselle, avant de se coucher sur le lit de celle-ci. La jeune fille dans ses bras, ils passèrent la nuit ainsi, à dormir sous l'œil bienveillant de l'astre lunaire. Ni Nemesis ni elle n'entendirent les pas légers d'Hakuryuu et Shiro s'éloigner dans le couloir, ayant manifestement bien fait attention à ne pas se faire remarquer. Le lendemain matin, à la première heure, le réveil de Mare serait annoncé à la guilde et tout rentrerait dans l'ordre, surtout pour lui qui pourrait de nouveau s'entraîner avec elle comme il le faisait avant. Les vieilles habitudes étaient décidément les meilleures, et jamais il n'aurait souhaité qu'elles changent. Mais les choses ne peuvent pas rester fixes et doivent bien changer à un moment ou à un autre. Et cela, l'Orland ne faisait que s'en rendre compte un peu plus à chaque instant de sa vie, qu'il l'accepte ou non.

« And after all
You're my Wonderwall »
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Citation :
Désolé pour cette fin un peu nulle, et j'espère que Tsuki ne va pas être dégoûtée par tant de guimauve x) (siellelelit)
Mais me voilà libéré, délivré, et ce refrain n'a jamais été aussi approprié o/

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Pika-sama
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   Jeu 9 Juil - 0:04

Félicitations pour avoir terminé ce rp !
Voici vos bonus d'xp :
- 45 points pour Nemesis (+15 pour avoir commencé le rp)
- 30 points pour Mare

Ce rp est verrouillé et rangé dans la partie des rp terminés ~
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MessageSujet: Re: There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral   

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There are many things that I would like to say to you, but I don't know how | Mare S. Ephemeral

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