Rejoignez-nous, pour une aventure unique dans le monde des fées ~ ♦ Le forum a désormais 2 ans !
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum fermé. La partie RP est en revanche ouverte.

Partagez | .
 

 Recueil d'écrits divers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 1:30

Hellooooo. c:
Aujourd'hui j'poste parce qu'une certaine blondinette avec des clés m'a dit que ce serait sympa que je poste mes écrits. Du coup j'fais un sujet pour tous les regrouper, ça ira plus vite, comme ils sont relativement courts. Sur ce, je vous souhaite bonne lecture, en espérant que mes one-shot vous plairont ! ♥


Tendresse et chouquettes,
Arisu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 1:37


« Quand un chat se noie, tout le monde lui offre à boire. »
À Paris, le lundi 26 décembre, 2015.

Ce samedi 24 décembre, j'ai vu une chose horrible. Je ne peux définir cet acte ignoble par des mots, il faut que je te le conte au plus vite, c'est pour cela que je t'écris. Cette lettre ne sera entre tes mains que dans quelques heures mais il faut que je couche cet évènement sur une feuille de papier.

C'est le jour de Noël. Les derniers parents affolés à la recherche de cadeaux pour leurs enfants, s'engouffrent rapidement dans les boutiques encore ouvertes. En cette après-midi entraînante, je prends tranquillement un café dans la boutique de la grande surface de Blagnac, non loin de Toulouse. Je regarde d'un air amusé les passants qui se pressent vers les portes automatiques, les bras chargés de paquets. Placée vers la rembarde qui permet de surplomber en toute sécurité l'étage d'en dessous, je baisse le regard jusqu'à une petite fille brune aux yeux verts. Elle paraît affolée, prête à pleurer à chaudes larmes. Personne ne semble la remarquer. Elle avance dans la foule, se frayant difficilement un chemin, et criant à pleine voix. De là où je suis il m'est impossible d'entendre ce qu'elle dit, mais sur ses lèvres semble se dessiner le mot 'Maman'. Soudain, le pire arrive. Un homme puissant la bouscule rudement, au point que la petite tombe au sol. Et personne ne la remarque. Elle se fait piétiner sans que je puisse rien faire. Les gens ne s'inquiètent pas de savoir où ils ont marché et continuent leur route sans accorder un regard à la brunette. Sa mère revient, la trouve au sol, appelle les secours. Quelques minutes plus tard on l'enferme dans une housse blanche et une camionnette du SAMU l'embarque. Et pourtant, les gens continuent leurs achats, leur chemin. Je regarde la mère de la petite. Nos regards se croisent. Je lui murmure doucement : 'Je suis désolée.' Sa simple réponse est un hochement de tête et un sourire difficile. Ses yeux bouffis par les larmes se baissent vers le lieu de la chute de la petite et nous restons ainsi, toutes les deux, un long moment. Puis nous nous quittons. En marchant dans les rues illuminées de guirlandes multicolores, je m'aperçois que l'ambiance enchanteresse de la fête de Noël n'est en rien changée, et se fut sûrement l'un des plus beaux réveillons que Toulouse n'ai jamais connu...

J'espère te voir bientôt pour soulager ma peine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 1:43


« The Bloody Death. »
La peur me noue l'estomac. Un brancard recouvert d'un beau drap blanc tâché de sang te porte. Les médecins qui accompagnent l'engin roulant courent à une cadence folle en criant aux gens de les laisser passer. Un homme en tenue de chirurgien rejoint la course, et ajustant son stéthoscope autour de son cou, il demande à l'infirmier de quel cas il s'agit. Et rien qu'en entendant cette question, mon regard reste fixé sur ses lèvres alors que ma respiration se saccade et que mon cœur s'emballe. Et mon visage se décompose quand je l'entend prononcer cette phrase. Cette maladie. Cette 'chose' qui massacre des villes entières depuis tant d'années. Cette épidémie qui ne fait qu'élargir son champ d'action. Le virus N069. Un virus mortel et sans aucun médicament efficace. Il agit silencieusement, sournoisement. On ne voit rien venir. Je me souviens de cette vidéo que j'avais vu, jadis. Une vidéo sanglante. Une petite fille d'à peine 8 ans, blondinette, un nounours dans les bras, filmée par son père. Un gros plan sur son œil d'où une larme rougeâtre s'échappe. Puis une autre. Et encore une. Le zoom arrière et la petite qui crache du sang. Non. Qui vomit des litres et des litres de sang. On pourrait croire que tout son sang souhaite s'échapper par une seule et même issue. Et puis elle tombe à la renverse, recouverte de ce liquide rouge, le visage défiguré par l'horreur et la douleur. Et puis la caméra tourne et s'écrase sur le sol, nous laissant pour dernière image le père dans le même état que sa fille, le visage jonché de boutons. Rien qu'au souvenir de cette cassette, des frissons me parcourent l'échine.

Et sans m'en rendre compte, mes yeux s'embrument. Tu m'avais dit de ne pas pleurer, quoi qu'il arrive. Jusqu'ici, je t'ai écouté. Mais cette fois, je ne peux pas. C'est au-dessus de mes forces. Et puis ils franchissent une porte, et le chirurgien me barre la route avec son bras. Alors je m'arrête, et il entre dans la salle tandis que le voyant rouge surplombant la porte à double-battant s'allume. Et j'attends. Longtemps. Très longtemps. Puis je les vois ressortir, et tu es toujours sur ce brancard, les yeux fermés. On t'emmène dans une chambre et ils me laissent seule avec toi. Si tu savais tout ce que j'aurais aimé te dire. Mon regard se pose sur ta cage thoracique qui se soulève difficilement. Un sourire discret se dessine sur mon visage. Tu sembles endormi. Mais je sais, je sais que jamais tu ne te réveilleras. Un dernier filet de sang coule du coin de ta bouche souriant timidement, et ton souffle disparaît. Ton torse ne se soulève plus et ta main devient froide sous mes doigts crispés. Une goutte d'eau s'échappe de mon œil, et bientôt d'autres la suivent, jusqu'à ce que mes joues en soient trempées. Une brise légère se fraye un passage à travers la fenêtre ouverte, et un rideau bleu nuit s'envole doucement avant de retomber tel un délicat pétale de fleur volant au gré du vent. La lumière solaire converge doucement vers ton visage qui semble briller de milles feux. Ma bouche s'entrouvre devant ce spectacle, et un sourire timide vient habiller mon visage. Mes yeux se baissent vers nos mains liées et c'est non surprise que je découvre des cloques recouvrant toute ma main. Oui, décidément cette épidémie ne peut être freinée. Tout simplement parce qu'elle est extrêmement contagieuse, et que chaque famille dont l'un des membres contracte le virus veut rester auprès de lui. Chaque famille compte au moins un malade. Et en moins de quelques jours, toute la famille est décimée. C'est ce qui fait la puissance du virus N069. Je sens mon sang s'agiter dans mes veines, mon cœur accélérer son rythme, mon souffle se faire court. Une fine coulée de sang traverse mes lèvres et mon œil droit s'embrume du même liquide. Je regarde une dernière fois mon bras gauche où le sang s'agite avant que les veines ne finissent par céder et laisser le sang se répandre sous ma peau. Je souris une dernière fois avant de m'écrouler au sol, emportant le tabouret dans ma chute. Allongée sur le carrelage froid, la vue floutée, je vois des médecins qui se penchent au dessus de moi. Je ferme les yeux en un souffle.
Attend moi, Nii-san.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 2:00


« The Slenderman is behind you. »
Il me suit. Je le sais, je le sens. Mes yeux hagards cherchent une porte de sortie de tout côté. Les arbres lugubres, le vent hurlant et cette nappe noire qui obscurcit le ciel un peu plus chaque seconde. Tout me fait peur, et je cours. Ma seule et unique lampe torche faiblit, ne laissant pour seule lumière que la lune pleine et blanche. Je tourne, cherche une page du regard. Au loin, sa cravate rouge m'apparaît comme le diable en personne. Alors je reprends ma course de plus belle à en perdre haleine. Rapidement, je m'épuise et mes pas se font plus las. Et à cet instant un rectangle en surbrillance tranchant avec les ténèbres qui m'entourent, entre dans mon champ de vision. Je m'approche et sur ce rectangle, les mots "Behind you" sont écrits en lettres majuscules. Je regarde à droite, puis à gauche. Aucune sortie. Deux murs m'encerclent, comme des murailles infranchissables. Une seule option : me retourner. J'inspire un grand coup, ferme mes yeux. Puis d'un seul mouvement, je pivote sur mes pieds et me retrouve face à "la Bête". Cet homme sans visage. Le Slender. J'ai à peine le temps de hurler de toutes mes forces devant son costume étonnamment sombre que.. RAH PUTAIN SALAUD D'TA RACE. P'tain il m'a dead. Ah le con. Il me restait une page. UNE PAGE. Plus jamais je joue à ce jeu, PLUS JAMAIS. J'étais si près du buuuut. MERDE QUOI. P'tain il m'a fait peur en plus. Saloperie.
Et c'est ainsi que l'enfance connu des accès de colère après les jeux vidéos. FIN.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 2:37


« À la vie, à la mort. »
La mort. La fin de tout. De la vie, du bonheur, de la tristesse. Des sentiments. La fin de la torture. Qu'est-ce qui nous pousse à nous accrocher à la vie ? Les proches, la peur de crever. Et puis quoi ? La vie est dure. Cruelle. Salope. Imprévisible. C'est une connasse sans bon fond. La mort est douce, sadique, soudaine ou prévue. Elle est un long sommeil dont on ne se réveille jamais. Ouais, j'ai des pensées déprimantes. Si vous saviez comme je m'en contre-balance. J'me présente : Haruno Sakura, 21 ans. A sombré dans l'alcool après une rupture amoureuse dont elle ne s'est jamais remise. Boulot de serveuse dans un café minable en coin de rue mal fréquentée. Vit seule avec son chat. Voilà à quoi se résume la triste existence d'une meuf qu'a raté sa vie. Ce que je fais, là, maintenant ? J'attend. Ouais je glande, entravée à la tuyauterie de ma propre chaudière. Pourquoi ? Parce que je suis en train de me faire cambrioler. Et qu'est-ce que foutent mes putains de voisins ? Rien, comme d'hab'. Mon chat reste terré sous le canapé, pas foutu de bouger son cul, et mes chers voisins ne savent que faire. Appeler les flics serait judicieux, non ? Oh mais suis-je conne, le connard qui fouille mon appart' a coupé les lignes téléphoniques de l'immeuble.

Si Ino me voyait. Maintenant que j'y pense, ça fait un bail que je l'ai pas vue. Un boulot dans la mode, c'pas donné à tout le monde en même temps. T'façon elle a toujours tout réussi, elle. On s'est connues au jardin d'enfants toutes les deux. Elle était toujours entourée de filles admiratives de sa personne. Elle avait des tas d'amis. Moi, j'étais seule. Forever Alone comme on dit. Mes cheveux roses attiraient trop l'attention, mais en même temps, j'étais totalement invisible. Aux cours élémentaires, au collège. La même chose. Oui, nous traînions ensembles. Différentes en tout point, mais amies. Elle était belle et populaire, j'étais banale et détestée. Je grandissais dans l'ombre si parfaite de cette femme. Au fil des années rien a changé. Elle était le génie, j'étais la raté. J'ai vu mes connaissances réussir leurs vies. Ino alla en école de stylisme, Hinata en fac de médecine. Shikamaru a obtenu le poste d'ingénieur sans même avoir eu besoin de finir ses études et Sasuke... Sasuke a fait la plus grosse connerie de sa vie : sortir avec moi. Ce type froid, distant et incroyablement sexy avait finalement daigné accepter ma demande. Ben oui, allez pas vous imaginer que ce crétin de muet est venu me déclarer sa flamme. Ça aurait été trop beau. Bref. Notre relation dura deux mois. Pourquoi s'être arrêté en si bon chemin ? C'est lui qui m'a larguée le jour où j'ai débarqué chez lui, paniquée. Après maintes et maintes tentatives de lui parler, en vain, j'ai fini par lui beugler avec autant de finesse qu'une vache un merveilleux "JE SUIS ENCEINTE" qui retentit dans toute la pièce. Faut dire qu'en couchant tous les week-end, y'avait des risques mais on s'en foutait. Enfin, je m'en foutais. À cette révélation, lui, avait tiqué et déclaré un magnifique "C'est fini" avant de me raccompagner sur le pas de la porte et de me planter là, comme une grosse merde. Ouais j'suis restée pantoise une bonne dizaine de minutes avant de me diriger vers l'hôpital le plus proche pour avorter. Bah oui, j'allais pas garder un bébé à 16 ans alors que j'avais déjà foiré mes études sans mioche sur les bras en plus. Bref. J'ai vu tous mes proches trouver un super boulot. Mais je n'ai plus jamais entendu parler de Sasuke. À 18 ans mes parents ont divorcé et plutôt que de choisir de vivre avec l'un ou l'autre, j'ai pris un appart' en centre-ville et un job dans un café. Je vivais ainsi, sans jamais qu'un seul sourire n'ose franchir mes lèvres. Alors oui, aujourd'hui à quoi bon s'accrocher à la vie ?

J'étend tranquillement mes bras à l'horizontale, fermant tout aussi tranquillement mes yeux d'un vert pur. Le voleur et son corps d'apollon que je distingue à travers le tee-shirt moulant noir, se retournent vers moi, m'ordonnant de ne pas bouger. Je m'exécute mais ne quitte pas ma position. Je semble m'offrir à la mort. Oh oui, je souhaite l'étreindre de toutes mes forces. L'embrasser. Lui offrir mon corps en pâture. Le ténébreux cambrioleur n'apprécie guère mon attitude et me menace de son revolver. Je ne bouge pas d'un cil. Je l'entend retirer sa cagoule et j'ouvre les yeux. Je tombe nez-à-nez avec Sasuke. Le Sasuke. Toujours impassible il arme son revolver pointé vers moi. J'esquisse un sourire quand une lourde détonation rompt le calme de l'immeuble, réveillant tout le voisinage encore endormi.

Au petit matin, deux corps furent retrouvés. Tout deux inertes. Tout deux une balle logée dans le crâne, le cerveau défoncé. Les corps d'Haruno Sakura et Uchiha Sasuke. Personne ne sait ce qu'il s'est passé. Chaque témoin affirme n'avoir entendu qu'un unique coup de feu. Tout le monde se questionne sur ce double-homicide. À ce qu'il paraît, on les aurait retrouvés morts main dans la main. Jusqu'ici aucun expert n'a pu expliquer les faits de cette nuit-là mais, peut-être le pouvez-vous...?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 2:40

Elle le regardait, affolée, tandis que lui souriait d'un air enfantin en tendant ses mains ensanglantés vers elle. Qu'avait-il fait ? La brune osa un regard vers les doigts du jeune homme : il tenait une barrette qui emprisonnait encore quelques cheveux de sa précédente propriétaire, sans cacher qu'elle lui avait également prit du sang au vu de sa couleur rougeâtre. La jeune fille releva les yeux pour planter son regard dans celui de son jumeau. Son visage était tâché de sang, mais il souriait innocemment, une lueur d'espoir brillant dans ses pupilles.

- Tu t'en souviens ? C'est la barrette que tu portais autrefois... je l'ai retrouvée dans les cheveux de cette fille alors je l'ai récupérée pour te la donner !

Son sourire s'effaça quand il vit l'air inquiet de sa sœur. Elle savait qu'il était différent, depuis qu'ils étaient petits elle l'avait toujours su, mais jamais elle n'avait voulu se l'avouer. Elle n'avait jamais voulu l'accepter. Le bien et le mal étaient flous dans l'esprit du garçon, et il n'était qu'un enfant. Un bambin perdu dans le monde des adultes, à cause de son âge.

La jeune fille attrapa ses poignets pour le tirer vers elle, loin de cette ruelle devenue inquiétante par la nuit avancée. Elle l'amena chez elle, et lui fit prendre un bain, pour nettoyer ce sang de ses mains innocentes et de son visage radieux. Tandis qu'elle lui frottait le dos, il nettoyait avec attention la barrette, qu'il passait et repassait dans l'eau jusqu'à ce qu'elle soit à jamais débarrassée du liquide rougeâtre qui la recouvrait. Quand la brune voulu laver ses cheveux, il attrapa sa main et y plaça la précieuse pince.

- C'est mon cadeau... pour toi.

Elle regarda la barrette quelques secondes et se redressa, déposant un doux baiser sur le front de son frère.

- Sèche-toi et retrouve-moi dans le salon, je vais trouver des habits pour toi.

Tel un enfant à qui on dit de ranger sa chambre, il s'exécuta et la rejoignit dans la pièce principale de l'appartement. Elle l'habilla chaudement et attrapa sa main, l'emmenant vers la porte d'entrée. Nous allons faire une balade... déclara-t-elle à son frère, un sourire rassurant collé à son visage. Ils sortirent, et se promenèrent près du fleuve qui, à cette heure, paraissait mort tant il était calme. Les jumeaux s'arrêtèrent sur le pont, observant cette nappe d'eau qui s'agiterait dans quelques heures, au levé du jour. La fille baissa la tête, observant la pince qui reposait au creux de sa main. Elle inspira un grand coup et jeta l'objet dans l'eau, sous le regard affolé de son frère.

- Mais pourquoi t'as fait ça ? C'était mon cadeau ! Il te plaît pas c'est ça ? A-attends ici, je vais le chercher. Tu bouges pas et je reviens !

- Oui... c'est probablement mieux comme ça. déclara-t-elle, une larme coulant le long de sa joue.

Il sauta.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Menma Yadomi
Blue Pegasus
avatar
Crédits : (c) archanemy
Messages : 349
Date d'inscription : 25/05/2014
Age : 17
Localisation : UNDER YOUR BED.

Fiche de mage
Magie / Arme: Brain Action
Niveau: 18
Expérience:
128/342  (128/342)

MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   Sam 12 Juil - 2:44


« Kill or be killed. »
Le champ de bataille, la désolation. Les paysages arides qui autrefois regorgeaient d'arbres, de plantes vertes et de prairies en fleurs, ne sont plus aujourd'hui que des terres recouvertes de pourpre, de chair et d'acier. Les soldats tombent comme des mouches sous les pluies de fer et les cadavres s'entassent dans les tranchées semblants n'être que fourmilières dans ce désert mortuaire. Les Alliés luttent comme ils le peuvent contre les assauts répétés de l'Axe, mais les Allemands ont plus de matériel, plus d'armes à tuer, et ils transforment les Français en véritable chair à canon. Les cadavres gisent sur les barricades, ils recouvrent tout entier le front, le champ de bataille et déjà dans les villes, les victimes sont pleurées par leur famille. Ils ne peuvent plus rien faire pour arrêter cette guerre, ils n'ont qu'à attendre la relève qui court à une inévitable mort. Ils vont tous crever comme des chiens.

Les quelques survivants attendent, prient pour qu'une nouvelle attaque n'arrive jamais. Le soleil pointe à l'horizon, et malgré les nuages de fumée qui le couvrent tout entier, les Alliés profitent de ce petit rayon qui sera probablement leur dernier. Soudain, tel un arc-en-ciel, des soldats arrivent, la relève pointe le bout de son nez, comme l'a fait le soleil. L'espoir renaît. Ces soldats vêtus de bleu, aux cheveux rouges ou biens blonds sont bel et bien là, pour les sauver. Pour mourir. Un homme aux cheveux verts, les yeux vides d'humanité, semble soudain jubiler, une flamme d'espoir embrasant ses pupilles verdâtres. Il croise le regard du garçon qui prend sa place et soudain, son cœur se serre. Dix-huit ans, tout au plus. Le petit aux cheveux bleus n'ose même pas lever les yeux quand son aîné lui attrape l'épaule en réclamant son nom.

Kuroko Tetsuya.

***
Terré dans un coin il adopte une position fœtale, recroquevillé sur lui-même, sans lâcher des yeux le corps de son ami mort au combat. « Mort au combat », elle est belle cette expression. Faire passer une action de traître inhumanité pour un fait légal, redonner un semblant de dignité au soldat tué d'une balle dans la tête ou défoncé par un obus. Quand c'est la guerre, il n'existe plus aucune règle, plus aucune loi. Le seul ordre que l'on suit est de tuer l'ennemi. Mais lui, il ne veut pas. Il ne souhaite pas perdre son humanité, ni sa vie, ni ses amis et encore moins sa famille. La seule chose qu'il souhaite est la paix, même si pour cela il doit ranger son fusil et attendre en voyant ses camarades crever sous ses yeux. Ce gamin de dix-huit ans n'est pas fait pour tuer, ni pour haïr ; aucun homme ne devrait être fait pour ça. Le bleuté relève la tête vers le ciel gris qui ne souhaite que pleurer, déverser sa tristesse et sa colère sur ces humains qui s'entre-tuent. Putain de guerre.

Un sifflement lui parvient et il se retrouve soudainement plaqué au sol boueux de la tranchée, momentanément assourdi par le son fracassant de l'explosion. C'est un homme grand aux cheveux rouges qui l'a sauvé, qui l'a protégé. À ses côtés, debout, un soldat basané fronce les sourcils et attrape le garçon en gueulant.

Putain Tetsu' bats-toi ! Reste pas planté là, on sera pas toujours là pour sauver ton cul !

Il n'oscille même pas la tête, indifférent. Se battre signifierait devenir un meurtrier. Il ne veut pas de ça. Il n'est pas comme eux, il n'est pas assez fort pour supporter ce poids. À tuer, il en deviendrait vite fou. Voyant son indifférence, son ami serre les dents et le jette au sol avant de tourner les talons. Lui, il retourne se battre. Lui, il mourra pour son pays. Lui, il ne verra plus jamais de ciel d'été. Le jeune adulte, le cul par terre, le regarde s'éloigner suivit de son compagnon aux cheveux rouges. Eux allaient crever en se battant, lui allait mourir en pleurnichant sur son sort. Sur sa tombe sera écrit « PAS mort pour la France » ; mais mort en respectant ses principes, toutefois.

Plusieurs jours passèrent, les deux jeunes hommes continuèrent à protéger le bleuté qui refusait toujours le combat, puis arriva ce moment fatidique. Les Allemands revinrent avec plus d'armes, plus d'hommes, plus de machines à tuer. Leurs moyens étaient exceptionnels, effrayants et imbattables. Les Alliés étaient épuisés, à court de vivres, ils ne pouvaient plus répliquer, ils ne pouvaient plus lutter. La fin était proche, et pourtant tout était calme. Le silence régnait en maître sur le front recouvert par la nuit. Le calme avant la tempête. À l'aube, la bataille commença. Plus violente, plus sanglante que jamais. Chaque seconde un soldat rendait l'âme, chaque minute un obus s'écrasait pour démembrer les ennemis et chaque heure on priait pour que ça finisse enfin.

Mais ça ne finissait pas. Jamais. Ils avaient beau hurler, pleurer, crever, ça ne s'arrêterait pas. L'espoir fanait, la vie s'éteignait sur le champ de bataille. Le front n'était plus qu'un tas de ruines où les hommes ne sont plus. Non, ce qu'il y avait à cet endroit, ce jour-là, n'étaient que des bêtes assoiffées de sang qui criaient à la victoire. Des hommes devenus fous à l'idée de ne jamais sortir de ce putain de cercle vicieux. Mais il y en avait un, un seul, qui ne tuait toujours pas. Il se refusait toujours à buter ne serait-ce qu'un soldat, même une fourmi il en aurait été incapable. Quand bien d'autres avaient perdu la raison, lui résistait. Renfermé sur lui-même, il ne laissait personne l'affecter, il ne laissait personne l'atteindre.

Le garçon, les yeux vides d'expression ne laissa pas entrevoir sa peur quand un soldat allemand aux yeux vairons se planta devant lui, le surplombant de toute sa hauteur. Il releva à peine le regard quand il pointa son arme sur lui, mais ce simple coup d'œil lui glaça le sang. Ses yeux s'arrondirent quand il croisa le regard vide de vie de son ami. L'allemand tenait dans sa poigne la tête d'un allié aux cheveux rouges, et plus loin, le jeune adulte pouvait voir le corps du basané gésir au sol. Sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi, peu à peu, chacun de ses muscles se contractèrent, son sang se mit à bouillir dans ses veines et ses yeux se remplirent d'une haine nouvelle, qui lui était inconnue. Sa tête lui faisait affreusement mal et son corps ne lui obéissait plus, si bien qu'il ne comprit pas ce qu'il se passait quand il se leva et empoigna le soldat par le cou. Il était à peine plus petit que lui, mais à cet instant, l'éclat de haine qui brillait dans son regard suffisait à glacer le sang de son ennemi, ses membres ne lui obéissaient plus, ils n'agissaient plus que par une seule règle : la vengeance.

Lentement, il força sur ses doigts, planta ses ongles dans la chair du soldat qui ne parvenait même plus à se débattre. Il l'étouffa de ses mains jusqu'à ce que ses membres se relâchent en une ultime expiration. Le corps s'écroula au sol, rejoignant la mare de sang qui séchait là depuis le début de la bataille. Les yeux bleus du français s'arrondirent, horrifiés. Il observa le corps inerte du soldat, prenant sa tête entre ses mains, le souffle saccadé et son cœur battant la chamade. Son regard survola le champ de bataille, ses respirations s'accéléraient et il n'entendait plus que les battements réguliers de son organe vital. Boum-boum. Boum-boum. Un son hypnotisant qui acheva de tuer sa raison. Brutalement, son souffle se calma et doucement, ses lèvres se bloquèrent en un rictus satisfait accompagné d'une paires d'yeux affamés. Avides de mort. Avides de sang.

Le bleuté récupéra l'arme de sa victime, sortant des tranchées, courant sur le front, un sourire imperturbable sur le visage et un rire fou qui résonnait en ces terres arides. Pour certains, la folie survenait peu à peu, à force de voir la mort, mais pour lui, elle avait été brusque, soudaine, comme une mort que l'on n'attend pas. Elle lui avait crié « SURPRISE » avant de s'immiscer dans ses entrailles pour se rendre maître de ses actions, ignorant ses objections et ses convictions. La vie est une salope, mais la mort est sa sœur et la folie sa cousine.

Quand des Français s'interposèrent, il ne fit pas la différence, la folie lui chuchotait doucement de tuer, tuer sans distinction, anéantir, détruire, pulvériser chaque être humain de ce lieu. Alors c'est ce qu'il fit. Il tua, anéantit, détruisit, pulvérisa chaque vie du champ de bataille. Il ne s'arrêta qu'une fois confectionné le tapis de chair qu'on lui criait de créer. Que sa folie avait commandé et qu'il lui avait servi sur un plateau d'argent. Non. Sur un plateau de sang.

Il releva la tête, doucement, son sourire s'étirant un peu plus et un rire cristallin s'échappa de sa gorge, emplissant le silence du front de cette hystérie inconsidérée. Jusqu'à ce qu'il hoquette et que les commissures de ses lèvres baissent doucement pour laisser place à une moue catastrophée accompagnée de la peur de ses prunelles. Le soldat regarda autour de lui, la désolation sur laquelle il prônait et dont il était coupable. Son arme glissa de ses mains et il hurla à s'en arracher les poumons. Les alliés, les ennemis, tous, ils étaient tous morts. Des larmes roulèrent sur ses joues et il prononça quelques mots avant de tirer une dernière balle.

Je suis désolé.

Finalement, la folie... c'était peut être de ne pas tuer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sudy.skyrock.com/
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Recueil d'écrits divers   

Revenir en haut Aller en bas
 

Recueil d'écrits divers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Recueil d'écrits divers
» PPS voyages (divers)
» [Divers] Menu transcendant et prêche
» Quiz divers sportif
» Les faits divers d'une âme vengeresse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairy Reborn :: Hors rp ~ :: Galerie :: Fictions-